Paroles : ateliers d’écriture en collège
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Si vous avez un moment pour flâner sur le Web, je vous conseille la visite du site Paroles d’un enseignant du Territoire de Belfort : en liaison avec les programmes de chaque niveau, il propose à ses élèves de s’inspirer de textes d’auteurs pour écrire les leurs… Du pastiche à la création, les élèves révèlent par la qualité de leur écriture qu’ils sont capables de ne pas se cantonner à un rôle des simples “apprenants”. C’est peut-être nous qui avons à apprendre d’eux si nous savons lire ce que leurs textes nous disent.
A la veille de la quinzaine du Printemps des poètes, qui se tiendra du 08 au 21 Mars, vous pourrez ainsi découvrir les variations que le poème d’Eluard Liberté a inspiré aux jeunes poètes de ce collège…
Un site aussi beau qu’émouvant…
Isabelle FARIZON
Semaine de la langue française 2010 – Quiz
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Pour la 15ème édition de la semaine de la langue française et dans le cadre de l’opération “ Dis-moi dix mots dans tous les sens “, le choix a été fait cette année de mettre en valeur l’évolution et l’enrichissement permanent de la langue française. Dix mots illustrent cette langue « en mouvement » :
BALADEUR, CHEVAL DE TROIE, CRESCENDO, ESCAGASSER, GALERE, MENTOR, MOBILE, REMUE-MENINGES, VARIANTE, ZAPPER.
Il vous est proposé deux quiz qui portent autour de ces dix mots sélectionnés aux sens souvent multiples mais aussi venant d’autres cultures. Du facile au plus difficile mais pas obligatoirement en crescendo !
Information consultable sur le site du CRDP de Bourgogne : http://crdp.ac-dijon.fr/cddp71/Semaine-de-la-langue-francaise.html
Christelle Membrey-Bézier
140 signes : dire beaucoup en peu de mots
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Peut-être connaissez-vous les Nouvelles en trois lignes publiées par Félix Fénéon dans le journal Le Matin, à partir de 1906 : celui-ci s’était amusé à détourner les brèves de cette rubrique, en les transformant en très courts récits “à chute”. Le contenu restait inspiré de faits divers réels, mais Fénéon travaillait l’écriture, sur le plan rhétorique, prosodique et stylistique, pour en faire de véritables petits condensés de littérature narrative en 100 à 130 signes. Le résultat était souvent teinté d’un humour assez noir, cherchant à faire sourire de l’humaine condition et des hasards objectifs de l’existence que les surréalistes cultiveront ensuite.
Par exemple : “Prenant au mot son état civil, Melle Bourreau a voulu exécuter Henri Bomborger. Il survivra aux trois coups de couteau de son amie ”
Ou encore, plus poétique : “Une lame sourde enleva sous l’oeil maternel, l’enfant Mace, qui pêchait dans les roches de Poul-Briel, près de Penmarch”
Un site Twitter intitulé centquarante reprend le même principe : en 140 signes, espaces compris, Jean-Michel LE BLANC construit un mini-récit, dans un style sobrement travaillé . Débarrassé de la cruauté du fait divers, le résultat est souvent drôle et insolite, parfois même, émouvant.
Par exemple : “C’était une véritable boucherie. Horrible. Du sang et des bouts de chair partout. Mais, après tout c’était écrit “Boucherie” sur la vitrine.”
Ou encore : “Certes, Donald archait avec les pieds en canard, mais c’est finalement pour une toute autre raison qu’il fut décoré des palmes académiques.”
Et celui-ci qui définit poétiquement la démarche de ces exercices des style : “C’est juste une façon de se jouer de la contrainte, comme le vent s’amuse avec le roseau. Si vous avez un chêne à abattre, faites-moi signe.”
Une idée pour faire écrire les élèves : dire beaucoup, en peu de mots… Tout l’art est dans la suggestion et la concision, comme dans un haiku en prose !
De quoi leur faire percevoir aussi ce qui différencie un texte ordinaire d’un texte littéraire. Je m’y suis essayé avec mes élèves de seconde en leur donnant trois faits divers de départ, à transformer en petites nouvelles : vous pouvez voir quelques productions sur le site du lycée - Boivin.
Resterait à travailler encore la concision, mais l’objectif était seulement cette fois, qu’ils mesurent la transformation stylistique opérée sur une phrase ordinaire.
Alors, à vos signes , prêts, partez !
Isabelle FARIZON
Construire un projet éditorial en ligne pour la classe/ avec la classe : 13 questions à se poser et à poser pour éduquer de façon critique à Internet
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Sites, forums, blogs, micro-blogs, réseaux : les outils de publication se multiplient et facilitent, selon les projets, la diffusion des travaux pédagogiques de l’enseignant, de l’enseignant et de sa classe, ou de sa classe.
- Quelles sont les étapes d’un tel projet?
- Comment communiquer sur la Toile?
- Comment écrire efficacement et être lu?
- En quoi cela engage-t-il ma responsabilité?
- Pourquoi cette activité d’écriture et de partage du savoir favorise-t-elle la formation de l’internaute citoyen?
Retour sur les 13 questions indispensables à se poser et à poser à nos élèves, au fil de la construction d’un projet éditorial en ligne, pour éduquer au média internet !
Lancement officiel le 8 février 2010 d’un site dédié à cette question : http://www.projeteditorial.com
Solutions TNI et tablet pc
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Le site PRTICE.INFO propose une liste de logiciel gratuits à utiliser avec le TNI, une tablette graphique ou un tablet PC.
Rien de révolutionnaire pour la pratique des lettres (certains de ces logiciels sont d’ailleurs destinés à la pratique des sciences) mais ces logiciels ont l’avantage d’être entièrement gratuits et constituent une alternative intéressante aux solutions payantes puisqu’elles peuvent être installées sur des postes multiples et que les élèves peuvent donc se familiariser avec ces outils à l’aide de la souris avant de passer au tableau.
Certains de ces logiciels comme Jarnal permettent d’annoter un document préexistant comme le fait le logiciel payant MS One Note. Compatible avec une souris, un TNI ou un tablet PC, il permet d’apporter rapidement des corrections, notes et autres gribouillis à un travail numérisé ou à un document numérique quelconque. Ce logiciel open source fonctionne sous Windows, Mac OS ou Linux.
On notera également avec intérêt la superbe expérience déjà bien connue (mais qui mérite néanmoins d’être rappelée) de la fabrication du TNWii, le TNI à moins de 50euros.
Pierre Travers.
TNI ou tablet PC: vous avez le choix.
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Un court article aujourd’hui pour un logiciel que l’on vient de me présenter.
Il s’agit du logiciel Uniboard. Il permet avec un tablet pc ou un TNI de fabriquer des documents multimédia facilement à partir d’éléments glanés sur le Web ou composés par vos soins puis de les manipuler, de les annoter ou d’y faire des commentaires de manière très simple grâce au stylet.
Plusieurs avantages non négligeables pour ce logiciel:
- Il existe une version gratuite et non limitée ( un bandeau publicitaire vantant le logiciel et que l’on fait disparaitre par simple clic et la seule différence avec la version payante).
- Il est extrêmement ergonomique et se prend en main d’une manière très instinctive et peut donc être confié aux élèves.
- L’ensemble du logiciel est en français
Il est possible d’importer des fichiers powerpoint, des cartes G maps, des articles Wikipédia, des vidéos Youtube et bien d’autres contenus encore pour les projeter et les annoter en direct devant la classe. Un bon moyen a cette occasion de sensibiliser les élèves à la notion si complexe des droits d’auteur et copyryghts lorsqu’ils utilisent certains contenus.
Les élèves peuvent créer leur propre diaporama et l’animer devant la classe. L’outil est simple et rapide, il a par exemple fallu moins de 5 minutes pour réaliser cette page interactive :

(sources: Google Maps et Wikipédia)
L’essentiel des manipulations est bien expliqué dans cette vidéo (en anglais).
Seuls regrets:
- Il est apparemment impossible d’exporter vers des formats Web standardisés qui auraient permis de publier en gardant cette belle interactivité.
- Le logiciel n’est pour le moment pas disponible sur les OS libres.
- Uniboard charge de manière significative la mémoire de la machine qui a parfois du mal à suivre quand elle est un peu ancienne.
A consulter d’urgence néanmoins.
Pierre Travers.
Analyse vidéoludique
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Grande ambition aujourd’hui: analyser comme nous sommes habitués à le faire avec les textes, la construction d’un jeu vidéo, ceci en classe avec les élèves.
Le projet n’est pas sans difficulté car le jeu vidéo est aujourd’hui un monde très vaste dont la complexité peut en perdre plus d’un. D’autre part, on est en devoir de se demander l’intérêt que peut avoir ce type d’analyse dans un cadre pédagogique.
On peut lister plusieurs éléments dignes d’intérêt:
- Construction d’une narration souvent complexe.
- Analyse de l’image fixe et mobile (les passages “cinématiques” sont aujourd’hui souvent remarquablement mis en scène)
- Construction de différentes logiques autour de la diégèse : cohérence des personnages, de leur rôle, de l’espace, des actions et de leur enchaînement, cohérence graphique, réflexion sur les noms des personnages et leur signification.
- Lisibilité de différents messages (écrits ou non) et mise en espace (ou en page)
- Création d’une atmosphère, d’un background narratif
- J’en oublie…
Il est évident que certaines productions se prêteront plus que d’autres à ce type d’analyse, les jeux de rôle et les jeux d’aventure faisant sans doute figure de favoris.
Tous ces sujets d’analyse connaissent bien entendu nombre de rapprochements possibles avec des domaines plus traditionnels de l’enseignement de lettres.
De plus, il ne faut pas sous-estimer la grande connaissance qu’ont aujourd’hui nos élèves de ce médium qu’est le jeu vidéo. Il véhicule une culture riche et complexe faite de reprises et de variations et n’a parfois rien à envier dans ses effets, à la meilleure littérature de fiction. On soulignera également que le jeu vidéo s’inspire souvent de la littérature pour la revitaliser et l’actualiser (voir l’angoissant mais excellent The path inspiré du petit chaperon rouge).
Si comparaison n’es pas raison, on pourra également avec bonheur faire le rapprochement entre littérature et jeu vidéo:
- Le RPG (Rule Playing Game : jeu de rôle) et le roman d’initiation.
- Certains survival horror et FPS ( First Person Shooter : jeu de tir à la première personne) et la littérature fantastique.
- Les Point and click et le roman policier.
Vous l’aurez deviné, ce qu’il y d’intéressant réside autant dans les différences que dans les points communs.
Peut-être enfin est-ce aussi l’occasion pour nous (qui fûmes et parfois sommes encore joueurs) de faire découvrir à nos élèves, de magnifiques vieilleries vidéoludiques ou quelques perles produites aujourd’hui par des studios indépendants.
Du travail en perspective, mais des pistes immenses et presque vierges à explorer avec bonheur en classe.
Pierre Travers.
Pourquoi et comment étudier les “versions” successives des Misérables ?
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Le site du Groupe Hugo à Jussieu [Paris 7] a numérisé trois états des Misérables de Victor Hugo. Pourquoi et comment les utiliser dans sa classe ?
M. Rosa,en charge de ce travail et spécialiste du sujet, contacté par Mme Danielle Girard que nous remercions, nous a autorisés à publier ces réflexions.
***
“Emploi des “versions” successives des Misérables? J’en vois deux.
1 – L’un est très simple: apprendre à se corriger.
Je suis convaincu qu’on n’apprend à écrire qu’en se corrigeant (ce que les étudiants et les élèves refusent par
principe de spontanéité -et par paresse). Constater que Hugo et Flaubert se corrigent peut encourager. Mais Flaubert ne corrige pas que – et même ne corrige pas principalement – le style. Hugo oui.
On peut prendre une page, surligner les endroits que Hugo a modifiés et demander aux élèves la
modification. Ensuite, on explique pourquoi celle de Hugo est la bonne. Ce n’est d’ailleurs pas toujours évident, même à nous, mais quelques instants de réflexion suffisent pour comprendre, et constater que Hugo est vraiment perfectionniste. Car il écrit déjà très bien dès la première rédaction.
2 – L’autre examine les inflexions données à l’intrigue ou aux personnages mais demande une bonne connaissance de l’oeuvre.
Un exemple tout de même où les choses sont plus évidentes qu’ailleurs:
** le chapitre I, 6, 2 Comment Jean peut devenir Champ.
Entre la première et la dernière version, la situation ne change pratiquement pas. Mais elle est traitée de manière toute différente: en quiproquo et malentendu presque comique dans la première version, en “drame” presque sinistre (ironie du sort, etc.) dans la dernière.
** Cela va de pair avec une modification importante du personnage de Javert: d’abord brave type de fonctionnaire consciencieux et borné, ensuite génie du soupçon.
** Dans le même ordre d’idées on peut interroger la mort de Mabeuf et, surtout, celle d’Eponine ou encore le trajet de Gavroche vers la barricade.
Dans les trois cas, les modifications littérales sont infimes, mais suffisantes pour modifier tout le sens des épisodes: ils montrent, dans la première version,ce comble de la misère qu’est son enrôlement politique (non seulement ils sont misérables mais le républicains profitent de leur détresse et, dans ce geste, redoublent leur aliénation); dans la dernière, ces trois destins se relèvent en sacrifices (plus ou moins conscients, mais sacrifices tout de même).
D’une manière générale, il me semble que tous ces exercices n’ont d’intérêt pour des professeurs (et donc leurs élèves) que s’ils s’y livrent d’abord eux-mêmes, que s’ils montrent à leurs élèves ce qu’ils ont découvert. S’ils
ne doivent que répéter ce qu’on leur a dit, ils ne seront pas eux-mêmes convaincus et ne convaincront donc personne. Voilà pourquoi je me garderai bien de leur préparer un cours.
Bien cordialement vôtre,
Guy Rosa “
Rappelons que le formidable travail de numérisation des écrits de M. Hugo est indiqué ici.
Christelle Membrey-Bézier
Shakespeare
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Cette semaine, l’émission de Raphaël Enthoven Les nouveaux chemins de la connaissance propose la rediffusion d’une série sur Shakespeare.
Au programme, des discussions sur les comédies et quelques unes des tragédies les plus connues (Othello, Mc Beth, Hamlet…).
Il est bien entendu toujours possible de podcaster les émissions après leur diffusion dans la rubrique archives. Les émissions sont disponibles un mois après leur diffusion à l’antenne.
Pour le podcast, vous pouvez utiliser le logiciel Juice, le concurrent libre et gratuit de l’encombrant iTunes.
Les textes en français et en anglais pour les plus courageux.
Pierre Travers.
Concours E-Twinning : plusieurs enseignants de lettres récompensés !
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Les résultats viennent d’être annoncés sur le site Educnet. En voici une sélection à destination des enseignants de Lettres de l’Académie de Dijon. Félicitations aux lauréats !
LYCÉES
Prix Hors concours : Écriture partagée d’un roman
- Maryse Happe
- Académie d’Aix-Marseille, Lycée Montmajour-Perdiguier, Arles
1° prix : i-voix
- Jean Michel Le Baut
- Académie de Rennes, Lycée de l’Iroise, Brest
2° prix : Together for a Greener World
- Catherine Johannes
- Académie de Dijon, Lycée Hilaire de Chardonnet, Chalon sur Saône
3° prix : Regards croisés France- Turquie
- Odile Pouchol
- Académie de Grenoble, Externat Notre Dame, Grenoble


