Baladodiffusion et enseignement des lettres

Publié le 8 novembre 2010 par · Laissez un commentaire
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Plusieurs ressources, utilisables avec profit pour l’enseignant de Lettres.

  • Guide de la baladodiffusion en langues vivantes :

http://www.educnet.education.fr/langues/actualites/guide-baladodiffusion-langues-vivantes

Il contient des conseils utiles et transposables en lettres.

  • Dossier Baladodiffusion et enseignement en ligne sur Educnet :

http://www.educnet.education.fr/lettres/pratiques5675/tic/baladodiffusion

  1. Nombreux exemples de pratiques répertoriés dans l’enseignement secondaire en Lettres:

http://www.educnet.education.fr/dossier/baladodiffusion/usages-enseignement-secondaire/francais

  • A ce jour, dans la base de lettres, une cinquantaine de scénarios pédagogiques utilisant la baladodiffusion (traitement du son, podcast) :

http://www.educnet.education.fr/bd/urtic/lettres/index.php?commande=chercher&id_tic=35

Christelle Membrey-Bezier

Un lexique latin numérique téléchargeable

Publié le 4 mars 2010 par · 3 commentaires
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Extraits :

“Ce fichier existe sous trois formats, de façon à pouvoir être ouvert sur tous les ordinateurs, même anciens. Il s’agit de la première version. D’ici une ou deux semaines, une version plus complète sera disponible.

Ce travail pionnier a été accompli au traitement de texte, il y a près de quinze ans, à partir du corpus des 1600 mots les plus courants de la langue latine, en prenant appui en particulier sur Le vocabulaire de base du latin (ARELAB 1984).

Le postulat de départ était qu’il fallait d’abord apprendre les mots les plus courants pour pouvoir traduire le plus rapidement possible, et de donner aux élèves des outils méthodologiques (regroupements par famille de mots, recherches des dérivés et correspondants dans les langues vivantes) pour acquérir le vocabulaire de base.

L’intégration des données lexicales, sous les formats Microsoft Excel et Open Office module Calc, permet à chaque utilisateur des tris et des classements aisés : par ordre alphabétique, par nature ou classe de mot, par sens, par niveau (5e 4e 3e 2e ou 1e), par mots clefs, par racine ou famille, par ordre de fréquence, par dérivés français, espagnol, par correspondants allemands ou anglais…

Ces tris peuvent être obtenus à partir de l’onglet données et avec la commande trier, en prenant soin d’associer l’ensemble des colonnes dans le tri, afin de trier toutes les données, et non pas celles d’une seule colonne.

Une ressource précieuse pour « la maîtrise d’un vocabulaire fréquentiel ».

Conformément aux indications réglementaires, l’acquisition des 1600 mots attendus en fin de cursus a été répartie par classe : « 200 mots environ sont mémorisés en 5ème, 300 en 4ème, 300 en 3ème ». Les 800 mots suivants sont également répartis entre les classes de 2nde et de 1ère. Les mots-clés figurant dans les programmes ont été intégrés.

« Le lexique à étudier et à mémoriser est retenu en fonction de sa fréquence… mais aussi pour sa contribution à la maîtrise de la langue française ». Les rubriques dérivés en français ainsi dans quelques langues romanes « aident tout particulièrement à la prise de conscience de la fécondité… de l’héritage des langues de l’Antiquité ».

Informations complémentaires publiées sur le site Lettres de l’Académie de Paris et lexique téléchargeable à l’adresse suivante :

[http://www.ac-paris.fr/portail/jcms/p2_186825/un-lexique-latin-numerique-telechargeable?cid=piapp1_58452&portal=piapp1_58422->http://www.ac-paris.fr/portail/jcms/p2_186825/un-lexique-latin-numerique-telechargeable?cid=piapp1_58452&portal=piapp1_58422]

Manuscrit du Roman de la Rose

Publié le 9 janvier 2010 par · 5 commentaires
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“Le Roman de la Rose est l’une des œuvres maîtresses du Moyen–Age ; son influence a été immense et s’est prolongée bien au-delà du XIIIe siècle. Ce roman, considérable par son ampleur, par sa richesse et par l’importance du nombre de ses lecteurs, comprend deux parties très différentes composées, à une quarantaine d’années d’intervalle, par deux auteurs distincts : Guillaume de Lorris et Jean de Meung.”

Consulter la notice de présentation sur le Roman de la Rose
Feuilleter le manuscrit du Roman de la Rose

Consultation rendue possible par un partenariat entre la BNF et la Bibliothèque de l’Assemblée nationale.

Vocabulaire de l’informatique et de l’internet – Vocabulaire des télécommunications

Publié le 5 janvier 2010 par · 7 commentaires
Classé dans : college, Lycée, tice, vocabulaire 

La Commission générale de terminologie et de néologie a publié dans le Journal Officiel du 27 décembre deux documents qui gagnent à être connus  : intitulés sobrement “Vocabulaire de l’Informatique et de l’Internet” et “Vocabulaire des télécommunications” , ils proposent de façon succincte  des recommandations en matière de traduction des expressions anglo-saxonnes ou néologismes faisant les bons jours des médias et des internautes.

Gageons que certains termes surprendront et feront débat. Le site “Ecrans” (Liberation) se gausse ainsi avec ironie des choix effectués. Quel intérêt, selon lui, de traduire “smartphone” par  ”ordiphone” ? Ce n’est pas sans rappeler qu’il y a trois ans, M. Alain Rey lui-même, figure emblématique de la rédaction des Dictionnaires Le Robert, avait fermement proposé l’expression “bloc-note” pour traduire, étymologie à l’appui, le terme de blog. Cela n’empêcha cependant pas ce dernier d’être adopté peu de temps après dans plusieurs dictionnaires. Qui, de l’usage ou de la traduction l’emportera ? Difficile à dire mais l’on devine aisément qu’il en va aussi du rayonnement de la langue française au travers de telles préconisations.

Pour l’anecdote, méditons juste sur les noms choisis par quelques entreprises. Le saviez-vous ? Dailymotion et Deezer, deux des sites les plus utilisés par nos élèves, sont des sites … français.  Pour séduire, pour être à la mode, pour espérer et connaître un développement européen voire mondial, ces deux plate-formes très populaires  ont toutes deux adopté  les sonorités de la langue de Shakespeare.

Certes, me direz-vous, mais quel rapport avec l’enseignement des Lettres ?

Tout enseignant de Lettres  saura bien sûr voir dans ces polémiques et choix politiques, économiques ou culturels autant d’outils précieux pour questionner l’histoire de la langue française, sa capacité à s’enrichir de mots nouveaux, à en adopter ou à en créer.

Pour en savoir plus :

Christelle Membrey-Bézier

Pourquoi et comment étudier les “versions” successives des Misérables ?

Publié le 4 janvier 2010 par · 5 commentaires
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Le site du Groupe Hugo à Jussieu [Paris 7] a numérisé trois états des Misérables de Victor Hugo. Pourquoi et comment les utiliser dans sa classe ?

M. Rosa,en charge de ce travail et spécialiste du sujet, contacté par Mme Danielle Girard que nous remercions,  nous a autorisés à publier ces réflexions.

***

“Emploi des “versions” successives des Misérables? J’en vois deux.

1 – L’un est très simple: apprendre à se corriger.

Je suis convaincu qu’on n’apprend à écrire qu’en se corrigeant (ce que les étudiants et les élèves refusent par

principe de spontanéité -et par paresse). Constater que Hugo et Flaubert se corrigent peut encourager. Mais Flaubert ne corrige pas que – et même ne corrige pas principalement – le style. Hugo oui.

On peut prendre une page, surligner les endroits que Hugo a modifiés et demander aux élèves la

modification. Ensuite, on explique pourquoi celle de Hugo est la bonne. Ce n’est d’ailleurs pas toujours évident, même à nous, mais quelques instants de réflexion suffisent pour comprendre, et constater que Hugo est vraiment perfectionniste. Car il écrit déjà très bien dès la première rédaction.

2 – L’autre examine les inflexions données à l’intrigue ou aux personnages mais demande une bonne connaissance de l’oeuvre.

Un exemple tout de même où les choses sont plus évidentes qu’ailleurs: 

** le chapitre I, 6, 2 Comment Jean peut devenir Champ.

Entre la première et la dernière version, la situation ne change pratiquement pas. Mais elle est traitée de manière toute différente: en quiproquo et malentendu presque comique dans la première version, en “drame” presque sinistre (ironie du sort, etc.) dans la dernière.

** Cela va de pair avec une modification importante du personnage de Javert: d’abord brave type de fonctionnaire consciencieux et borné, ensuite génie du soupçon.

** Dans le même ordre d’idées on peut interroger la mort de Mabeuf et, surtout, celle d’Eponine ou encore le trajet de Gavroche vers la barricade. 

Dans les trois cas, les modifications littérales sont infimes, mais suffisantes pour modifier tout le sens des épisodes: ils montrent, dans la première version,ce comble de la misère qu’est son enrôlement politique (non seulement ils sont misérables mais le républicains profitent de leur détresse et, dans ce geste, redoublent leur aliénation); dans la dernière, ces trois destins se relèvent en sacrifices (plus ou moins conscients, mais sacrifices tout de même).

D’une manière générale, il me semble que tous ces exercices n’ont d’intérêt pour des professeurs (et donc leurs élèves) que s’ils s’y livrent d’abord eux-mêmes, que s’ils montrent à leurs élèves ce qu’ils ont découvert. S’ils

ne doivent que répéter ce qu’on leur a dit, ils ne seront pas eux-mêmes convaincus et ne convaincront donc personne. Voilà pourquoi je me garderai bien de leur préparer un cours.

Bien cordialement vôtre,

Guy Rosa “

Rappelons que le formidable travail de numérisation des écrits de M. Hugo est indiqué  ici.

Christelle Membrey-Bézier

Choses lues, choses vues – Exposition virtuelle de la BNF dédiée à la lecture

Publié le 16 décembre 2009 par · 5 commentaires
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393474317_ae298aa1cd_m“Choses lues, choses vues” : une exposition conçue par M. Alan Fleisher autour de films documentaires mettant en scène des lecteurs, anonymes ou connus à ne pas manquer !

«Le souvenir d’une lecture intègre presque immanquablement la mémoire de la situation de lecture»

Cette exposition qui mêle des lectures à voix haute de comédiens, des lectures d’anonymes, des hommages aux grands manuscrits historiques de la BnF – de Bossuet à Julien Gracq en passant par Hugo, Proust, Perec et bien d’autres – tient lieu de manifeste pour la lecture. Cette mise en scène de l’«homme lisant», à laquelle invite l’artiste, constitue une méditation sur un des gestes fondateurs de notre civilisation. Cette installation de près de cent écrans, transformés pour l’occasion en «codex audiovisuels», décline la lecture de tous, hommes, femmes, enfants filmés par Alain Fleischer, dans leurs lieux de lecture.

Pensées détachées

Vous pouvez laisser un témoignage de vos lectures du 23 octobre au 31 janvier 2010 en participant au concours “Pensées détachées”. Partagez votre expérience de lecture à la BnF en composant, sous la forme d’un dessin, d’une photographie, d’un écrit, une page, une feuille volante, comme échappée d’un livre. Ces pages seront ensuite exposées ensemble à la BnF  selon un dispositif coordonné par la plasticienne Joëlle Gonthier, puis rassemblées pour y être conservées par la Bibliothèque, disponibles pour les lecteurs d’aujourd’hui et demain.

Photographie publiée sur le site FlickR par gadl : http://www.flickr.com/photos/gadl/393474317


Bien écrire pour le web : quels enjeux pour les enseignants de Lettres ?

Publié le 16 décembre 2009 par · 6 commentaires
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L’une de ces expressions qui irritent parfois. L’un de ces marronniers sur la Toile qui vaut bien celui de l’art de choisir son foie gras à Noel ;-) ! Une difficulté pour nos élèves. Ajoutons par expérience que l’acte  même d’écrire et d’écrire correctement constitue en soi une problématique, celle-là même qui constitue au moins le poumon gauche de notre métier.

L’écriture web  existe-t-elle ? Faut-il y voir  une énième expression jargonnesque  ?

Le diaporama suivant s’intéresse à la façon dont notre regard décrypte une page, à la manière dont nous cherchons et trouvons les informations sur la Toile.  Lire sur Internet requiert des compétences spécifiques. En est-il de même pour l’écriture ? Au-delà du jargon, on notera les liens entre “écriture web” et “écriture journalistique”. Ce que l’on voudrait nous faire voir comme un suprême élément de modernité repose aussi sur des règles simples, bien connues des enseignants de lettres et des lecteurs de la presse.

Un parallèle qui ne peut que nous intéresser et qui parvient in fine aussi à nous faire percevoir des notions qui différencient l’écriture publiée sur papier et l’écriture en ligne. Autant d’éléments qu’il peut être judicieux de faire percevoir à nos élèves : structure d’une page internet, place des liens hypertextuels, rôle et place du contenu-multimédia, … Oui, publier sur la Toile, cela s’apprend. L’acte de publication ne se suffit pas à lui-même, il requiert une mise en scène, spécifique au support internaute. Pour être lu sur la Toile, certaines règles sont à respecter.

Soulignons par ailleurs que c’est même aujourd’hui un métier à part entière et que le travail de M. Legay, publié ci-dessous, en est une illustration.

Ecrire pour le Web en 2010

View more documents from Legay Luc.
Je vous invite à compléter la lecture  de cet article par celui de   M. Travers sur le sujet suivant : “Qu’est-ce que l’oculométrie ?”.

Tu publies ? Réfléchis

Publié le 14 décembre 2009 par · 6 commentaires
Classé dans : B2I, college, écriture, Education aux médias, Lycée, web 2.0 

Savoir prendre la parole sur Internet, prendre conscience des spécificités de ce média, cela s’apprend !

Internet est devenu un miroir extrêmement puissant, et potentiel-élement déformant, doté d’une mémoire à très long terme.  Pour qu’ils maitrisent leur image, éduquer les jeunes est essentiel.

En février, toute l’Europe se mobilise autour de ce thème… Un mois d’actions pour apprendre à nos élèves à maîtriser leur image en ligne et à s’exprimer de façon citoyenne. Un travail qui peut d’ailleurs faire l’objet d’un travail pluri-disciplinaire.

Pour vous aider à organiser vos manifestations et ateliers, Internet sans Crainte lance, le 9 février, de nouveaux programmes :

• Premier épisode d’un sérious game pour les 12-16 ans
• Clip de sensibilisation avec la CNIL
• Nouvelle activité Vinz et Lou sur Internet pour les 7-12 ans
• Cadeaux pour les participants…

Pour recevoir des kits de sensibilisation, inscrivez vous dès le 1er décembre sur le site Internet Sans Crainte : http://www.internetsanscrainte.fr/le-projet/safer-internet-day-2010-programme-national


Tous les détails de l’évènement disponibles ici : Saferinternet_Ateliers1

Comment éduquer au média radiophonique ? Récit d’une expérience dans un collège de Bourgogne

Publié le 13 décembre 2009 par · Laissez un commentaire
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Film pédagogique réalisé à l’occasion de la Semaine de la Presse : au sein du collège Camille Claudel en Côte d’Or (21), des élèves ont été sensibilisés par leur professeur de Français au travail radiophonique puis chapeautés par les permanents de Radio Dijon Campus, à l’occasion d’une émission en direct de ce même collège. La diffusion de ce film retrace les enjeux et les étapes de travail. Un scénario inspirant, à visionner avec attention.


Radio_Dijon_Campus_Camille_Claudel
envoyé par RADIO_DIJON_CAMPUS. – Parties, dorm life, and other college videos.

Exposition BnF sur le Roi Arthur

Publié le 11 décembre 2009 par · 3 commentaires
Classé dans : B2I, college, écriture, Lecture 

“À l’occasion de l’exposition sur le Roi Arthur, la BnF enrichit le site web réalisé il y a un an. Vous êtes invité à une visite virtuelle et à feuilleter les fac-similés numériques. Des activités pédagogiques sont proposées pour les enfants de 8 à 12 ans et pour les élèves de 5ème, dans le cadre d’activités interdisciplinaires (français-histoire).”

Information signalée par les documentalistes de la SDTICE.

Pour en savoir, consultez ce lien : http://www.educnet.education.fr/veille-education-numerique/exposition-bnf-sur-le-roi-arthur-visite-virtuelle-et-activites-pedagogiques

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  • "La réflexion sur les technologies numériques se trouve au cœur de la formation littéraire parce que ces TIC impliquent de nouvelles pratiques d’écriture et de lecture et induisent de nouvelles postures intellectuelles."

    Catherine Bizot, Inspection Générale de Lettres

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